Bai Nhori Drakani

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 Preuve d'amour

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Jazzy

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Date d'inscription : 01/03/2014

MessageSujet: Preuve d'amour   Lun 15 Sep - 9:30

Le 11-02-2006 à 19:59

Nolwenath a écrit:
Le souffle irritant chargé de sciure du désert s?était à nouveau levé très tôt ce matin là. Le corps encore convalescent, Amatsu se déplaçait cependant avec moins de peine parmi les dunes. Devant lui, apparaissait le camp des Libres Frontaliers, ce fut la première fois qu'il le vit. S'approchant lentement de l'entrée, deux gardes l'arrêtèrent leur pique pointées en sa direction.

Qui va là ?

Excusez moi, je me présente. Je suis Amatsu, le compagnon de Melowen, membre de la Garde des Dragons Noirs.

Ah oui? Je vois!

J'ai une missive à lui remettre.

Elle n'est pas présente dans le camp.

Puis je au moins la déposer sur son bureau ? Cela est très important pour moi

Les deux gardes se regardèrent un instant, puis l'un d'eux entra. Quelques minutes plus tard, il en ressortit.

Bien, tu peux entrer et déposer ton courrier.

Les gardes lui indiquèrent la tente faisant office de bureau à Melowen. Amatsu n'avait jamais posé la moindre question sur les occupations de son aimée et ne le ferait certainement jamais pour la laisser ainsi aussi libre que le vent. A l'entrée de la tente, un doux parfum parvint à ces narines. Etait ce celui qui lui avait offert alors qu?il se trouvait dans la jungle à s'entraîner avec La Win Cho ? Il se mit à sourire. Poussant un pan de tissu de la main, il entra lentement s'affairant à « ressentir » les lieux.

Odeurs, sensations au toucher, tout ce lieu qu'Amatsu ne connaissait pas laissait émaner tendresse, tristesse, bonheur comme malheur. Debout au milieu de la tente, Amatsu sortit un message enroulés et scellé par un petit ruban rouge. S'approchant lentement de ce qui devait être un bureau, il déposa le courrier et sortit une fleur d'une incroyable beauté mais à laquelle se dégageait une étrange impression.

Se retournant pour partir, son visage se baissa vers ce qui semblait être une petite couche au sol. Un sourire tendre se dessina sur son visage lorsque de la main, il comprit qu'elle appartenait à Gally. Déposant un baiser sur ses doigts, il les fit descendre contre le tissu de ce lit comme s'il s'agissait d'une bénédiction. A cet instant, il aurait souhaité voir surgir Melowen, ressentir sa surprise de le voir et peut être le bonheur que cela aurait impliqué mais elle n'était pas là. Se relevant puis regagnant l'entrée de la tente, il ferma les yeux souhaitant ressentir une dernière fois l'amour que ce lieu portait en lui.

Le camp semblait vide lorsque le tryker le traversa pour rejoindre la sortie. Il aurait aimé rencontrer Edge, Ilana et tant d'autres personnes. Peut être avait il un entrainement ce jour là, se dit il à lui même. Passant à côté des gardes à l'entrée du camp, il leur fit signe de la tête leur souhaitant au revoir. Puis, le vent n'ayant baissé d'intensité, la silhouette d'Amatsu s?effaça au loin laissant derrière lui ceci :

Citation :
« Melowen, mon amour,

Ma main et mon coeur t'écrivent ce courrier alors que tu dors encore près de moi à Fairhaven. La douce chaleur de ton corps sur ma peau alors que tu me veillais fait ressortir en moi tellement de tendresse et d'amour que le sommeil ne semblait plus à même d'accomplir son office.

Nos coeurs ont soufferts des derniers évènements, nous faisant ainsi oublier pourquoi ce soir et les années auparavant nous sommes et étions réunis : l'amour. Le doute et la confusion apportées par le retour de Kalean ne doit pas nous faire oublier que grâce à l'union de nos deux coeurs, une merveilleuse petite homine du nom de Gally est née. Tes paroles d'il y a quelques jours à son propos étaient justes et m?ont montré combien j'avais pu être imbécile dans la décision que j'avais prise.

Mais tel un arbre gigantesque, l'amour dispose de multiples branches, certaines plus grosses que d'autres. Toi mon amour et les enfants en êtes les plus grosses, les plus belles et les plus importantes dans celui que je porte en moi. A chacune d'entre elles, je porte mon regard avec tendresse, les aime et les soigne avec énormément d'amour et j'admire ce qu'elles me rendent, le coeur heureux : les fleurs du bonheur.

Quand je te prend dans mes bras, que nos bouches se rencontrent et que nos coeurs battent fort l'un contre l'autre, ce n'est pas la mère de famille que je vois en toi et qui secoue mon corps de tant de passion. C'est l'homine magnifique que j'avais rencontré à Yrkanis un soir d'automne, celle qui a conquéri mon coeur d'un simple sourire. Melowen, mes sentiments pour toi n'ont cessé de devenir plus fort chaque jours que je me réveillais à tes côtés. Et malgré la routine apparente qui s'installait dans notre couple, mon coeur continuait d'aimer l'homine que tu étais. Cette fleur que tu as découvert aux côtés de ce courrier en est la preuve vivante.

Je ne sais pas quand tes occupations te permettront de me rejoindre à nouveau, mais il est un voyage que nous n'avons pas pu accomplir. Celui là même que nous préparions quelques semaines plus tôt et qui n'attend que nous deux. Si ta main souhaite être dans la mienne durant celui ci, je t?attendrai à Fairhaven à la même taverne, les bras ouverts prêt à t'accueillir en leur creux.

Je souris, la chaleur des premières lueurs du soleil ont traversé l'eau des lacs pour venir réchauffer notre appartement. Bien, il est temps pour moi de retourner auprès de toi, je ne voudrai pas que tu t'inquiètes à nouveau.

Je t'aime Melowen quelque soit les épreuves qui nous secouent.

Amatsu. »


Le 15-02-2006 à 13:53

Nolwenath a écrit:
Les premières lueurs du soleil avait enfin passé le barrage de végétation du petit coin de jungle isolé. La fraîcheur et l'humidité apportées par la chute d'eau toute proche diffusaient un doux frisson à tout ce qu'elles enveloppaient. Quelques mektoubs avaient bravés les dernières obscurités pour venir s'abreuver au petit point d'eau. Non loin de là se trouvaient deux homins allongés sous une couverture.

Sortant sa truffe d'un petit terrier situé sous une racine, un yubo apparut à son tour attiré par les odeurs qui émanaient du sac de l'un d'eux. S'approchant craintivement, chaque pas en avant le faisait trembler de peur d'être la cible d'un mauvais coup. Il distingua alors une chevelure rouge et une autre blonde sortant de la couverture. Pris d'une curiosité à toute épreuve et oubliant un instant l'appel de son estomac, le petit animal s'approcha d'eux attiré par une odeur qu'il ne pouvait identifier, une odeur plus forte que celle qui émanait du sac de l'homin.

Le petit fureteur s'avançait essayant de ne point faire de bruit alors que devant ses yeux se dévoilait l'identité de ces derniers. Les cheveux blond appartenaient à un tryker et ceux rouge à mèche blanche à une trykette. Une étrange impression se dégageait d'eux, une que le petit animal eut du mal à appréhender. L'homine dormait dans les bras de l'autre, son visage souriant étrangement. Tout proche, le yubo laissa sa truffe essayer de découvrir l'origine de cette odeur plus forte. Un léger tremblement le saisit alors à nouveau, ce qu'il cherchait émanait des deux homins. Luttant contre sa peur et surtout guidé par son estomac, le yubo donna un coup de langue sur le visage du tryker.

Bonjours toi.

Le yubo, effrayé par la voix de l'homin, recula de nombreux mètres. Tout tremblant d'avoir peut être échappé à une mort certaine, il se tenait prêt à s'enfuir au moindre mouvement brusque de ce dernier.

N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal. Tu as faim ?

Bien que sauvage, le petit animal avait assimilé quelques rudiments du langue homin lors de ses dernières rencontres avec eux, notamment les mots « faim » et « manger » car ils s'accompagnaient souvent d'un don de nourriture. Inclinant sa tête et dressant les oreilles, il sembla alors se calmer.

Tu as senti les odeurs venant de mon sac ? Je vais te donner quelque chose alors.

La voix de ce tryker était calme, douce et posée. Le yubo se sentait étrangement bien avec cette présence qu'il ne connaissait pas. L'homin commença à bouger prenant un maximum de précaution pour ne pas réveiller la trykette qui dormait contre lui. Saisissant son sac, il en sortit une grande boite d'où sortait une agréable odeur sucrée. La faim se faisant trop forte, le petit animal s'approcha à nouveau sans crainte ni tremblement.

Tu dois être affamé, prend cela.

L'homin ouvrit la boite et en sortit un morceau de fruits caramélisée sur lequel avait été déposé quelques épices aux goût exquis. Du terrier sortit une nouvelle tête, visiblement la femelle du petit explorateur en herbe.

Et n'oublie pas ta compagne petit yubo.

A ces mots, le tryker caressa les cheveux de l'homine pressée contre lui. Le yubo la bouche pleine de cette nourriture bienvenue retourna aussi vite que l'éclair à son terrier puis s'arrêta à son entrée. Se retournant sur le seuil, il remarqua pour la première fois que ce si gentil bienfaiteur ne l'avait jamais véritablement regardé et il entra.

Prend soin de celle que tu aimes, petit yubo.

Le soleil illuminait merveilleusement la petite brume de la chute d'eau créant un début d'arc en ciel. Amatsu se réinstalla contre Melowen sous la couverture mais il n'avait plus sommeil. Déposant un baiser sur le front de celle qu'il aimait, il repensait à ce qu'elle avait dit la journée d'avant à l'un de ses amis lors d'une rencontre inattendue à Zora, lieu de passage pour le voyage qu'ils allaient entreprendre.

Mon ami, je te présente Amatsu, mon fiancée. Et j'espère bientôt mon mari.

Ces mots, elle les avait prononcé simplement en souriant et en tenant sa main mais la sincérité qu'elle y avait mis chassa en une fraction de seconde les dernières craintes d'Amatsu. Comme l'on effacerait un tableau de classe, ils avaient mis fin à cette épreuve que leur amour avait eu à surmonter si difficilement.

J'ai appris mon amour! de cette épreuve!

Amatsu repensa alors aux erreurs qu'il avait commis durant celle-ci. Il s'était comporté comme un idiot et sans sa soeur pour lui ouvrir les yeux, il ne savait pas s'il serait encore là. Mais ces pensées furent rapidement chassée, la respiration légère de Melowen, la douceur de sa peau lui rappelant que tout ceci n'était plus qu'une histoire ancienne. .

Le tryker réajusta la couverture pour que son aimée ne prenne pas froid, l'embrassant une dernière fois, il ferma les yeux et essaya de dormir à nouveau!
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