Bai Nhori Drakani

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 Une ambassade chez la tribu des Cancrelats

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Jazzy

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MessageSujet: Une ambassade chez la tribu des Cancrelats   Lun 22 Sep - 8:15

12-12-2008, 12:15 Message : #1 |
Mariam Hors ligne
Yubo Craintif
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Une ambassade chez la tribu des Cancrelats
[hrp]Le récit qui suit raconte l'essentiel du petit event organisé ce jeudi soir, en introduction à celui de ce soir. Les propos rapportés sont réarrangés, surtout la conversation entre Nymphea et Ba'caunin, pour apparaître plus cohérents ; ils sont aussi fidèles à l'original que possible. Mes excuses pour l'absence de screens, je n'ai pas eu le temps d'en recadrer et de les mettre en ligne... Quand faut aller bosser, faut aller bosser Wink [/hrp]

**
Si la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens, la politique n'en est-elle pas une de la guerre, parfois ?
Mariam s'arrêta d'écrire un instant. La jeune Tryker avait rêvé de se voir en position d'observer de plus près les jeux politiques auxquels se livraient les dirigeants de l'Ecorce ; l'éprouvante journée qui venait de s'écouler avait en partie satisfait sa curiosité.

**
Tout avait commencé de la façon la plus impromptue. Au terme d'un très calme Marché Lacustre, l'on avait eu la surprise de voir à la Façade des Vents rien moins que Denen Toen, le gouverneur de la Nouvelle Trykoth, en compagnie d'une escorte légère mais efficace... trop, peut-être, avait constaté Mariam avec un peu d'amusement.
"Je vous l'avais dit, Baechan, le marché est presque fini" avait observé le gouverneur.
"Je suis vraiment désolé, gouverneur, la place ne me semblait pas sûre" avait répondu le garde.
Un petit attroupement se formait en effet, et ne manquait pas de rendre nerveux Baechan Mac'Duggan. Mais le gouverneur avait une idée en tête et n'allait pas s'en laisser compter.
"Je cherche des citoyens Trykers" fit Denen Toen, s'adressant au groupe qui était en train de rassembler. Lequel ne comptait que peu de citoyens des Lacs, mais en son sein figurait certainement une Tryker que le Gouverneur avait compté rencontrer...
"Nymphea, vous tombez à pic ! Mais le sujet qui m'amène ici est un peu délicat à aborder en public..."
La dirigeante de la Garde des Dragons Noirs fit une moue un peu hésitante, mais cela ne dérangea pas Denen Toen. "J'aurais besoin de quelques citoyens, et de parents Trykers, et bien menés... pour une petite mission du genre diplomatique. Pourriez-vous regrouper quelques-uns des citoyens disponibles ici et venir me retrouver au plus vite à la salle du conseil ? Inutile de prévoir des guerriers, j'ai besoin d'envoyer une simple ambassade."
Puis le gouverneur se ravisa "quoique vu l'endroit, ça pourrait être utile."

Il était heureux que Denen Toen n'ait pas besoin d'un grand nombre de citoyens des lacs pour son ambassade. Un grand nombre de Trykers appartenant aux guildes des Lacs alliées à la Karavan étaient en effet parties combattre sur ces avant-postes qui produisaient tant de ressources convoitées par les homins de tous bords. L'assemblée demeura donc réduite, et ce d'autant plus que le Gouverneur ne souhaitait voir que des citoyens Trykers de sève.

Une dizaine de citoyens se retrouvèrent bientôt assemblés en compagnie du Gouverneur et d'une de ses officiers, Shaley Nara Nucleotom des Gardiens des Lacs, Kyarana, Lorna et Abelgar des Sentinelles des Lacs, Lysea et Ocel ; Shellyna et Pangtong des Lames d'Aeden ; et enfin Nymphea, Bastien et Salmy pour la Garde des Dragons Noirs - une compagnie intéressante même si un peu restreinte.
Denen Toen avait par ailleurs éconduit Neotolls et de Skyrox, désireux d'agir mais hélas pas Trykers de sève. En y resongeant plus tard, alors qu'elle consignait tous les faits de cette réunion dans son journal, Mariam ne pouvait s'empêcher de se dire que le Gouverneur aurait au moins pu les inviter à rester assister à cette réunion. Bien qu'il annonçat qu' "un citoyen des Lacs est un citoyen, même s'il est Fyros de sève", il n'avait pas agi pour renforcer ce sentiment alors que dans un premier temps seules des informations allaient être échangées. "Il s'agit d'une ambassade, avec des amis difficiles à contenter la Tribu des Cancrelats" dit le gouverneur en guise d'explication.
Mariam retint un rire. Le Gouverneur avait fait proclamer par voie d'affiche qu'une expédition conjointe avec les Cancrelats serait bientôt menée, et voilà qu'il sollicitait les Citoyens pour négocier leur soutien et leur participation à l'expédition ! Il fallait un peu de culot pour se permettre ce genre d'annonce à priori, même s'il était vrai que l'enjeu avait de quoi intéresser les Cancrelats au moins autant que la nouvelle Trykoth un cube d'ambre ancien, porteur de connaissances nouvelles.

Les Cancrelats formaient une tribu vivant au c?ur des Terres Abandonnées, ayant refusé d'abandonner les Primes Racines il y avait de cela bien longtemps. Ils étaient tous blonds et avaient une peau rendue très pâle par l'absence d'exposition à la lumière de Jena ; cela faisait des siècles qu'ils demeuraient à l'écart, défendant pied à pied leur terre contre les prédateurs qui rôdaient autour d'eux... et contre les Kitins.
C'était cette expérience du combat contre les Kitins qui motivait la demande de Denen Toen, ainsi que la connaissance que les Cancrelats avaient des Primes Racines. Mais pour gagner leur soutien, il allait falloir éviter les faux pas. Après plusieurs siècles à l'écart, les Cancrelats n'avaient aucune confiance envers les non-Trykers - et n'étaient déjà pas forcément enclins à accepter la présence de Trykers venus de la surface. Ils détestaient aussi la Karavan, qu'ils associaient - de façon fort compréhensible, il faut bien l'avouer - aux esclavagistes. Et le culte de Jena était d'assez loin la religion dominante des lacs.
Denen Toen prit un peu de temps pour expliquer tout ce qu'il savait au sujet des Cancrelats, et qu'il souhaitait s'appuyer sur leur expertise de chasseurs de Kitins. Puis il remit à Nymphea un parchemin officialisant l'ambassade et sa demande, et donna quelques conseils, à commencer par suggérer l'évocation du passé commun partagé par les Trykers... et le conseil de ne rien porter qui évoque les Matis ou la Karavan, et de n'afficher aucune affinité avec eux.
Puis les membres de l'assemblée se dispersèrent, fixant un rendez-vous au Nexus.

**
Ce fut une équipe restreinte mais d'assez belle allure qui partit finalement à la rencontre des Cancrelats. Les Gardiens des Lacs avaient envoyé Acour et Fredon ; Artemysfowl, expérimenté et bien connu des lacs apportait également son concours. Shellyna en était pour les Lames d'Aeden, ainsi que Pangtong - étant entendu que celui-ci ne devait pas approcher la Tribu Pangtong était le mieux à même de guider le groupe de Trykers à travers les Terres Abandonnées, mais aussi un ennemi connu des Cancrelats. Nymphea était présente pour la Garde des Dragons Noirs, bien sûr, ainsi que son lieutenant Bastien. Citoyenne de la nouvelle Trykoth depuis moins d'un cycle des saisons, Mariam était ravie d'appartenir à une telle compagnie.

Le trajet à travers les Terres Abandonnées fut sans incident - pour autant qu'une embuscade tendue par une patrouille de Kipuckas et de Kinchers puisse ne pas être considérée comme un incident. La plupart des Trykers présents étaient des guerriers et des magiciens aguerris, et surtout capables de se soutenir très efficacement les uns les autres. A parité numérique, les Kitins furent sèchement battus. Mariam regretta presque qu'aucun membre des Cancrelats n'ait été à proximité - l'efficacité avec laquelle le groupe s'était débarrassé de ses assaillants aurait pu faire bonne impression.
L'impression initiale aurait pu être désastreuse, d'ailleurs une fois arrivés à la colline qui dominait le camp des Cancrelats, le petit groupe se vit pointer du doigt - et n'eut pas d'autre choix que d'avancer tout de suite à la rencontre de la Tribu. Deux Cancrelats vinrent à la rencontre du petit groupe, Limen o'leale et Sadger Doyins ; et voyant que ses compagnons n'étaient pas immédiatement attaqués, y compris ceux d'entre eux qui avaient prêté allégeance à la Karavan, Pangtong tenta de se glisser à proximité pour écouter les propos qui allaient être tenus. Bien mal lui en pris une patrouille s'empressa d'aller à sa rencontre, leurs piques tenues d'une façon qui ne laissait place à aucune équivoque. Pangtong dut prendre la fuite, tandis que Limen demandait froidement pourquoi les autres avaient emmené "ce type" avec eux. Mais tous eurent la sagesse de ne pas prendre la défense de Pangtong, et l'incident fut assez vite oublié.

Le chef de la tribu des Cancrelats était Ba'caunin Jidgen, un Tryker farouche, prompt à s'emporter
"SAADGER ?"
"Oui chef ?"
"Qui sont ces gens ?"
"Des étrangers."
"Sans blague ! Je le vois bien !"
Il fallut quelques instants pour que le petit groupe parvienne à comprendre ce qui était attendu d'eux - tâche pas très facile, Limen ayant demandé à tous les compagnons sauf un - Fredon, désigné au hasard ! - de rester. Ce qui ne manqua pas de provoquer la colère de Ba'caunin. Il faut dire que Limen était terriblement bavard aussitôt qu'il avait pu, il avait accablé ses visiteurs avec un feu roulant de questions. "Qui c'est qui veut parler au chef ?" "Pourquoi tu es ici si tu veux parler au chef ?" "Pourquoi vous etes pas blonds ?" "Pourquoi vous avez des vêtements exotiques ?" "Pourquoi vous êtes bronzés ?" Il fallut un peu de temps à Nymphea pour réaliser que Ba'caunin s'impatientait - et pour échapper à la curiosité insatiable du jeune Cancrelat aux Pourquois.
Mariam se concentra. Limen parlait énormément, mais la discussion entre lui et les autres compagnons ne pouvait que produire des impressions secondaires, démontrant que les envoyés de Denen Toen n'avaient réellement aucune intention hostile. La conversation la plus importante, elle, se tenait malgré tout à portée des fines oreilles de la jeune Tryker, qui se concentra et s'apprêta à graver les propos échangés par Ba'caunin, Nymphea et Sadger pour pouvoir les retranscrire plus tard.

**
L'hominité n'a qu'une science. C'est la science du mécontentement.
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12-12-2008, 12:15 Message : #2 |
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Une ambassade chez la tribu des Cancrelats
"Lordoy nair-chef" fit Nymphea. "Je te remercie d'accepter de nous recevoir, surtout que nous n'avons pas pu vous prévenir. Mais le temps presse..."
"Lordoy" grogna Ba'caunin en guise de réponse. "Nous aurions pu vous abattre à vue."
"Vous êtes Trykers, nous aussi, et nous faisons confiance aux autres Trykers."
"Nous ne vous connaissons pas" rétorqua le chef. "Et lorsque nous avons fui il y a longtemps, certains Trykers étaient proches de nos ennemis, des tyrans qui nous réduisirent en esclavage. Pourquoi nous ferions-vous confiance ?"
"Les Trykers sont de nouveau libres" répondit Nymphea. Elle tendit le parchemin qui lui avait été remis par Denen Toen : "Comme tu peux le voir" dit-elle, "je suis mandatée par notre Gouverneur."

La réaction de Sadger fut immédiate. "Attention, chef !" La Cancrelate saisit fermement sa pique.
Mais Ba'caunin jugeait certainement qu'un parchemin ne pouvait pas attenter à sa vie. "Sadger, s'il te plait, va patrouiller un peu" grogna-t-il - demande que la Cancrelate s'empressa d'ignorer, ne quittant pas Nymphea et son parchemin des yeux.
S'appuyant sur le conseil donné par le Gouverneur d'évoquer le passé commun des Trykers, Nymphea tenta de relancer la conversation et de lui donner un tour moins hostile. "Nous sommes à la recherche de connaissances du passé" - "La connaissance !" cracha presque Ba'caunin - "celles de nos ancêtres communs", appuya son interlocutrice. "Nos racines sont communes, même si notre mode de vie diffère."
"Nos vies se sont séparées il y a bien longtemps."

Il y avait de la défiance dans la voix du chef des Cancrelats, mais Nymphea n'en avait cure. "En effet, nos vies se sont séparées il y a longtemps. Mais la même sève coule dans nos veines, et nous aimons autant les uns que les autres la liberté."
La réplique de Ba'caunin fut acerbe. "Bah, la liberté ! Un bien grand mot, que vous autres là-haut utilisez à tort et à travers. La liberté est ici bas aussi. Et notre liberté, nous la tenons quand nous empoignons la garde de nos épées et la crosse de nos pistolets !"
"Vous avez acquis cette liberté il y a longtemps, bien avant nous" acquiesca Nymphea, puis la voix de la Tryker se durcit. "Là-haut, nous devons nous battre aussi pour la défendre, et nous le faisons vaillamment !"
"Bah, les esclavagistes n'osent pas nous défier" se gaussa Ba'caunin. "Ce sont des couards !"
"Nous pourchassons les derniers esclavagistes sans pitié !"

Le chef Cancrelat ne prit même pas la peine de répondre, se contentant d'un froid sourire. Il fallait essayer une autre approche.
"Nair-chef, si nous venons à votre rencontre aujourd'hui, c'est parce que nous sommes à la recherche de nos connaissances perdues."
Encore un échec : "La connaissance ?" railla Ba'caunin. "Il n'y a pas de connaissance ! Il n'y a que l'histoire. Ce que vous voulez, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude !"

La conversation prenait un tour dangereux. Il fallait de nouveau changer d'approche, et vite ! Et surtout ne pas irriter davantage le chef Cancrelat, bien assez irascible sans cela. Heureusement, Nymphea disposait d'une arme secrète : "Nair-chef, au nom des Trykers de la surface, je voudrais t'offrir cette boîte de fruits caramélisés."
Ba'caunin regarda Nymphea, surpris. "Hum ? Qu'est-ce que c'est ?"
Sadger brandit de nouveau sa pique. "Attention, chef ! C'est sûrement empoisonné !"
"Ce sont des fruits divers, séchés puis enrobés avec du caramel fait avec de la sève sucrée de plantes des lacs" fit Nymphea avec un sourire, en tendant la boîte.
Sadger regarda Nymphea puis la boîte, méfiante. "Chef, je vais y goûter pour ne pas prendre de risque."
"Oui, vas-y Sadger" acquiesca Ba'caunin. "Et fais attention."

Sadger s'empara précautionneusement de la boîte. Puis sursauta en voyant le grand sourire gourmand de Nymphea : "Je peux y goûter aussi, si ça vous rassure !"
La Cancrelate manqua de faire tomber la boîte - pas facile d'y piocher quand on tient également une pique de deux mètres de long - et renifla un gros fruit. Elle grimaça et mordilla dedans, puis sourit à Ba'caunin. "C'est pas mauvais, chef !"
"C'est bon, j'accepte ton présent" fit le chef Cancrelat.

Ba'caunin semblait un peu calmé. "Tu as une lettre de ton gouverneur, me disais-tu."
"Oui" acquiesca Nymphea, puis elle revint à son présent. "Chacun de ces fruits est comme un petit cube d'ambre renfermant un fragment de notre connaissance passée" - Ba'caunin la regarda froidement - "Chacun est unique, et pourtant chacun d'eux fait vibrer notre âme" - "Oui, oui, on verra ça plus tard" grogna Ba'caunin sans parvenir à faire comprendre à Nymphea qu'il voulait la lettre et pas autre chose - "et chaque cube nous apporte une parcelle de notre passé."

Ba'caunin allait intervenir sèchement, mais une phrase le retint : "Notre passé, c'est notre identité."
"En effet... C'est d'autant plus vrai pour notre tribu." Le chef Cancrelat se résigna à laisser Nymphea poursuivre - après tout, elle pouvait avoir quelque chose d'intéressant à dire, si elle évoquait le passé. La connaissance était une illusion, mais l'histoire...
L'ambassadrice se lança dans une explication détaillée. "Un cube d'ambre, un fragment de notre passé commun à votre tribu et à nous Trykers de la surface a été retrouvé par un des Trykers de la surface il y a quelques jours. Hélas, suite à une attaque Kitin sous la surface, ce fragment a été perdu."
"Et pourquoi vouloir notre aide ?"
"Parce que ce cube se trouve sous terre, parmi les Kitins, et qu'il n'y a pas de meilleurs chasseurs de Kitins que vous. Vous et nous sommes Trykers ; ces connaissances appartiennent à notre patrimoine commun. Et c'est unis qu'il faut que nous les récupérions ; nous ne pouvons les abandonner aux Kitins !"
Ba'caunin se frotta le menton. "Nous avons au moins ça de commun : nous détestons les Kitins."

Il y eut un petit flottement, meublé fort heureusement par l'incessant babillage de Limen et les tentatives plus ou moins réussies des autres Trykers de lui répondre et de l'intéresser.

Puis Nymphea se lança : "Nous aiderez-vous dans cette quête, nair-Chef ?"
Ba'caunin la regarda et répliqua d'un ton acerbe : "Donnez-moi cette lettre que vous froissez depuis le début." Manifestement, l'impatience du chef Cancrelat ne s'était pas évanouie.

L'ambassadrice tendit la lettre de Denen Toen à Ba'caunin. Celui-ci la parcourut rapidement du regard ; elle était fort directe :

Citation :
A nos soeurs, et frères des Primes Racines, de la Tribu des Cancrelats,
Je, Denen Toen, Gouverneur de la Nouvelle Trykoth, m'adresse à vous à travers la présente ambassade porteuse de cette missive, pour solliciter votre aide dans notre lutte contre les Kitins et la découverte de notre Passé commun.
Je confie à l'ambassade le soin de voir avec vous de quelle manière nous pourrions joindre nos forces.
Doy-Nela, Doy-Niw, Doy-Neli, Tor Ba Naw-Trykoth !
Denen Toen, Gouverneur de la Nouvelle Trykoth


La décision fut vite prise. "Bien, nous vous aiderons" fit Ba'caunin. "Mais" ajouta-t-il sur un ton d'avertissement, "Nous ne remonterons pas. Nous vous attendrons au pied de la Colonne de la Porte des Vents. Nos meilleurs guerriers vous accompagneront. Soyez ponctuels... et bien préparés. Les Kitins que nous allons affronter le seront, eux."
Une aide que Ba'caunin n'avait aucune intention d'apporter gratuitement : "Quand nous aurons mis les mains sur le cube, nous en ferons une copie avant de vous le confier."

Et c'était légitime.
"Grytt, nair-chef" le remercia Nymphea. "Demain, grâce aux efforts des Trykers du dessous et de ceux de la surface, une partie de notre savoir passé commun sous sera rendu."
Mais si Nymphea attendait des remerciements en retour, ils ne vinrent pas. "Rejoignez vos amis, ils s'impatientent."
"Seelagan, et à demain" salua Nymphea.
"Seelagan, nair-étrangère" salua en retour Ba'caunin... avant d'agresser sauvagement les tympans de Nymphea : "LIIIMEEEEEEEN !!! Arrête de parler !"
... sauvés !

**
Denen Toen fut visiblement très satisfait. Il remercia les Trykers qui avaient bravé les périls des Primes Racines pour rencontrer les Cancrelats. Par ailleurs, il accorda en récompense le titre d'Ambassadeur à Nymphea.
Mariam songeait déjà à Riffy, et à Jitty Lein, que tout le monde semblait avoir trop vite oubliait. Si sa cheffe continuait à gagner en influence, elle comptait bien lui demander de s'en servir pour que l'assassinat d'un Tryker en pleine Fairhaven ne demeure pas plus longtemps impuni.

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L'hominité n'a qu'une science. C'est la science du mécontentement.
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